Mise sur pied du collectif universitaire VisezEau

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau du 22 mars

ENVIRONNEMENT. À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, la Faculté de médecine de l’Université Laval a annoncé l’arrêt immédiat de tout achat d’eau embouteillée en format 18 litres pour refroidisseurs dans ses différentes unités. De plus, cette journée a été l’occasion d’annoncer l’obtention d’une subvention de 1,5M$ pour le collectif universitaire VisezEau, dans le cadre du Plan d’action interministériel (PAI) de la Politique gouvernementale de prévention en santé (PGPS) du Gouvernement du Québec.

L’initiative de chercheurs de la Faculté de médecine et du CHU de Québec contribuera à créer des milieux favorisant la santé et la protection de l’environnement. Elle consiste en une approche scolaire et à domicile visant à améliorer l’accès et l’éducation relative à l’eau potable non embouteillée. Elle vise à normaliser sa consommation en tant que boisson à privilégier par les élèves et leur famille ainsi qu’à changer les habitudes de consommation de boissons sucrées et l’eau embouteillée.

L’intervention en milieu scolaire et familial agira sur l’environnement physique et sur l’environnement socioculturel.

Michel Lucas, cochercheur et professeur au Département de médecine sociale et préventive

«Ce projet réunit quatorze chercheurs de cinq universités (Université Laval, Université de Montréal, Polytechnique de Montréal, Université Waterloo, Université Harvard), qui se sont regroupés pour mettre sur pied une intervention innovante en milieu scolaire primaire au Québec. Il allie différents partenaires concernés par ces questions dans les domaines de la santé, des saines habitudes de vie et de l’environnement», a annoncé le doyen de la Faculté de médecine de l’Université Laval, Dr Julien Poitras, à l’occasion d’une journée d’activités organisée par la Faculté sous le thème de la consommation d’eau responsable.

Le projet débutera au cours de l’année 2018 et s’échelonnera sur une période de 36 mois (2019-22). Il est envisagé de rejoindre 36 écoles primaires de trois commissions scolaires, soit environ 3600 élèves et leur famille, afin d’évaluer la pertinence d’un déploiement élargi dans la province de Québec.

Par la suite, les chercheurs évalueront si le programme VisezEau permet favoriser la consommation d’eau potable non embouteillée et diminuer les apports en boissons sucrées, et ainsi freiner l’embonpoint et l’obésité chez les enfants du primaire au Québec. «L’obésité est un enjeu de société majeur, car il entraîne et entraînera des coûts énormes au système de santé. Au Québec, un enfant sur quatre souffre d’embonpoint et d’obésité», a précisé le cochercheur et professeur au Département de chirurgie, Dr Stéphane Bolduc.

«L’intervention en milieu scolaire et familial agira sur l’environnement physique et sur l’environnement socioculturel et proposera une approche simple et éducative amener les jeunes à découvrir que l’eau potable est une richesse collective gratuite qui a bon goût», a commenté un des cochercheurs, le professeur Michel Lucas, du Département de médecine sociale et préventive.

Source: L’Appel
Par | 2018-04-19T09:55:43+00:00 mars 22, 2018|Événements|